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Modèle

25636, Royal Oak Quantième perpétuel squelette

Royal Oak Quantième Perpétuel Squeletté 25636

39 mm | Heure, minute, jour et date à aiguille, phase de lune | Calibre 2120/2800SQ | Bracelet 344 | Date de lancement: 1986

Le modèle 25636 est né dans un atelier qui a joué un rôle très particulier dans l’histoire de la manufacture Audemars Piguet. Régis Meylan en a assuré la direction de 1974 à 2018. Il se rappelle que c’est ici que l’art du squelettage a été redynamisé dès 1975, à l’aube de la crise du quartz. C’est ici aussi que le mythique calibre 2120/2800 a été créé en 1978, et c’est encore ici que sont nées les premières Royal Oak à calendrier perpétuel dès 1984. En 1996, l’atelier donnera d’ailleurs vie à la première montre-bracelet automatique à Grande Complication Audemars Piguet.

En 1986, la Royal Oak Quantième Perpétuel Squelettée 25636 exprime la quintessence des savoir-faire traditionnels: complications, miniaturisation, décoration, gravure… Plus d’un mois est nécessaire pour squeletter le calibre ultraplat, avant de le décorer, de l’ajuster et de l’emboîter dans la très fine boîte Royal Oak (8,8mm de hauteur totale). Pour la première fois dans la collection Royal Oak, un fond saphir permet d’admirer la beauté du calibre, côté fond, une caractéristique qui sera reprise dans 5 modèles dérivés créés entre 1989 et 1993. 

Si le modèle 25636 perdure durant 10 ans, les matériaux de son habillage évoluent. En 1986, le premier et seul exemplaire qui quitte les ateliers du Brassus est en or jaune. L’année suivante, le platine est introduit, suivi de l’acier en 1988. Un premier exemplaire en or rose apparait en 1991. Et dès 1994, de nouvelles combinaisons de matières sont ajoutées: la détonante version «SP» (acier et platine), la précieuse composition « RP » (or rose et platine) ou son contraire « PR » (platine et or rose).

Ventes de 1986 à 1997: total 313 exemplaires, dont 1 (1986), 34 (1987), 34 (1988), 12 (1989), 23 (1990), 21 (1991), 24 (1992), 8 (1993), 52 (1994), 43 (1995), 48 (1996), 13 (1997).

Modèles dérivés:  25651 (1986), 25688 (1989), 25694 (1990), 25686 (1992), 25775 (1993).

Royal Oak 25636BA

La variante en or jaune est non seulement celle qui couvre la plus longue période, mais également celle qui est fabriquée en plus grand nombre d’exemplaires, avec 156 au total. Certains ponts et éléments du mouvements sont dorés, d’autres en or, ce qui met lumière, par contraste, la cadrature satinée et anglée en acier.

Pointées par des aiguilles bleuies, les indications des jours, des mois et de la date sont imprimées sur le verre saphir de la montre, de manière à laisser voir la beauté du mouvement qui anime le calendrier perpétuel.

Ventes de 1986 à 1996: total 156 exemplaires, dont 1 (1986), 33 (1987), 29 (1988), 5 (1989), 21 (1990), 15 (1991), 20 (1992), 3 (1993), 10 (1994), 3 (1995), 16 (1996).

Royal Oak 25636PT

La fabrication et la distribution des quelque 41 exemplaires 25636 en platine s’étend sur une décennie entière, à raison de quelques exemplaires chaque année.

Contrairement aux versions en or, le mouvement est uniformément gris, à l’exception de la masse en or 21 carats placée à l’extérieur du rotor. Comme le veut la tradition, le platine est associé à la couleur bleue du cadran, mais contrairement à la majeure partie des Royal Oak en platine,  les plots et la lunette sont ici finement satiné au lieu d’être polis miroir.

À noter que le couleur bleue du cadran se retrouve sur certains modèles 25636 en acier.

Ventes de 1987 à 1997: total 41 exemplaires, dont: 1 (1987), 4 (1988), 7 (1989), 2 (1990), 5 (1991), 4 (1992), 5 (1993), 2 (1994), 4 (1995), 3 (1996), 4 (1997).

Royal Oak 25636ST

Dans les années 1980 et 1990, il n’était pas commun d’habiller d’acier une montre à calendrier perpétuel, au mouvement ultraplat entièrement squeletté à la main et partiellement en or. Mais la qualité de finition de la boîte, la complexité géométrique et la combinaison des surfaces satinées et polies exigeait de telles prouesses que l’acier en devenait presque une matière précieuse.

Plusieurs éditions limitées 25636ST ont été réalisées en acier, mais les archives sont trop lacunaires pour comprendre précisément ce qui les distinguent. La couleur de la masse joue certainement un rôle, ainsi que certaines finitions et gravures et peut-être le cadran tantôt blanc, tantôt bleu.

Ventes de 1988 à 1997: total 61 exemplaires, dont: 1 (1988), 14 (1994), 21 (1995), 16 (1996), 9 (1997)

Royal Oak 25636OR

Seuls 6 exemplaires 25636 sont habillés entièrement d’or rose. Le numéro 1 est vendu en 1991. Les archives indiquent que son destinataire se nomme « Alexandre », un détaillant établi alors en Belgique.

Il faut attendre 1995 et 1996 pour que les 5 exemplaires suivants quittent les ateliers du Brassus, à destination de New York, de l’Allemagne et de la Suisse. Leurs numéros gravés 24, 25, 26 et 28 sont supérieurs à la production totale de cette variante, ce qui laisse supposer que des boîtes similaires en or rose ont été utilisées pour plusieurs modèles apparentés, probablement la variante 25636RP.

Ventes de 1991 à 1996: total 6 exemplaires, dont: 1 (1991), 2 (1995), 3 (1996).

Royal Oak 24636RP and PR

Les Fiches Techniques Boîte documentent deux variantes combinant le platine et l’or rose. La première est baptisée RP: plots et lunettes sont en platine alors que le reste est en or rose. La variante « PR » adopte une composition inverse, réservant l’or rose à la lunette et aux plots.

Le dépouillement des registres a révélé l’existence de 24 exemplaires de la version RP (édition limitée à 25 exemplaires, dont un n’a pas été fabriqué), mais aucune mention de la variante PR n’a été retrouvée,  bien qu’au moins un exemplaire ait été réalisé, photographié pour la Fiche Technique Boîte. Le mystère de cette variante reste donc à percer.

Ventes de 1994 à 1996: total 24 exemplaires, dont: 10 (1994), 4 (1995), 10 (1996).

Royal Oak 25636SP

Combiner de l’acier avec du platine a dû apparaitre comme une idée un peu folle, tant ces deux matières sont à la fois proches visuellement et éloignées structurellement. En effet, elles se distinguent radicalement par le poids, la dureté, et bien sûr la rareté, donc le prix. Mais leurs teintes sont si proches que seul un œil averti peut les distinguer.

Pour souligner leur différence esthétique, les horlogers ont poli miroir la lunette et plots en platine (ce qui n’est pas un moindre exploit lorsque l’on sait la difficulté à polir une telle matière). Quant à l’acier, il est  finement satiné, à l’exception des chanfreins polis.

Édition limitée à 25 exemplaires, dont: 16 vendus en 1994 et 9 en 1995. 

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