Mécanisme
Remontage automatique
Fonctions
Heure, minute, petite seconde, chronographe, date.
Diamètre
29,9 mm (13 lignes)
Hauteur
6,15 mm
Fréquence
21600 alt/h (3Hz)
Réserve de marche
42 h
Pierres
51 rubis
Dates
1986-2003
Ébauche
Jaeger-LeCoultre 889 (et 900) et Dubois Dépraz 2000 (A9)
À l’instar de son numéro qui comporte deux parties, l’histoire du calibre 2126/2840 compte deux volets: d’une part, le calibre de base 2126, d’autre part son mécanisme additionnel (ou cadrature) de chronographe 2840. Ces deux éléments ont été conçus l’un pour l’autre, ce qui n’empêche pas qu’ils aient été développés et fabriqués par deux sociétés différentes de la vallée de Joux, que leurs diamètres soient différents, que leur longévité divergent ainsi que le rythme de leurs évolutions techniques.
Fabriqué par Jaeger-LeCoultre dans le village du Sentier, le Calibre de base 2126 à remontage automatique appartient à la grande famille des calibres 11½ lignes (ou 26mm), connus chez JLC sous le n°889, et qui chez Audemars Piguet compte notamment les calibres 2123 (dès 1980), 2124, 2125, 2126 et 2127. Cette famille nait dans les années 1980 et évolue jusqu’aux années 2010. Dès 1997, plusieurs évolutions techniques, dont le passage à la haute fréquence 4 Herz (28 800 a/h plutôt que 21 600 a/h) se traduisent par une évolution des noms: les calibres deviennent 2224, 2225, 2226, etc… Une troisième génération technique suivra dès 2004, sous les appellations 2324, 2325, 2326, etc.
La cadrature de chronographe 2840, pour sa part, provient des ateliers Dubois Dépraz, situés à un jet de pierre du Lac de Joux dans le village du Lieu. Jusqu’alors, Audemars Piguet avait équipé ses montres-bracelets chronographe de calibre Valjoux à remontage manuel. Souhaitant ajouter l’automatisme, les horlogers du Brassus chargent en 1981 leur voisin et partenaire du Lieu de développer un mécanisme additionnel qui pourrait se combiner avec le Calibre de base 2125 (bientôt adapté pour devenir le 2126).
Le projet avance lentement, mais le marché italien se fait insistant, si bien qu’en 1986, le modèle dit «Huitième» 25644 devient la toute première montre-bracelet Audemars Piguet dotée d’un chronographe à remontage automatique (2126/2840). Quelques années plus tard, ce même calibre s’impose naturellement pour équiper la première Royal Oak Offshore (25721) dont la genèse est racontée ici. Jusqu’au début du XXIe siècle, le calibre 2126/2840 (puis 2226/1840) accompagne l’essor de la collection Royal Oak Offshore, mais à partir de 2003, la base 2226 (toujours fabriquée par Jaeger-LeCoultre) est peu à peu remplacée par le 3126, un calibre entièrement développé et fabriqué dans la Manufacture Audemars Piguet. À noter tout de même que la cadrature de chronographe demeure une fabrication Dubois Dépraz, adaptée en «3840». Ainsi, désormais, le calibre de la Royal Oak Offshore 42mm 25721 (et de son successeur 26170) se nomme 3126/3840. Il faut attendre 2021 pour que les Royal Oak Offshore accueillent des chronographes intégrés entièrement développés et manufacturés par Audemars Piguet (calibres 4404 et 4401).
Cette histoire longue et complexe, ainsi que la nature disparate des archives rendent le recensement des ventes délicat. Les registres permettent de savoir qu’entre 1986 et 2014, les calibre 2126/2840, 2226/2840 et 3126/3840 sont vendus en 42 184 exemplaires. Ils indiquent également qu’entre 1986 à 2012 le Calibre 2126 et son évolution 2226 ont été vendus en 2 8622 exemplaires. Par ailleurs, nous avons identifié 54 747 exemplaires de la cadrature 2840 (et 3840) entre 1986 à 2013. Finalement, le Calibre 3126/3840 est recensé en en 13 562 exemplaires de 2007 à 2014. Rappelons que la production s’est poursuivie jusqu’en 2021.
Notons encore que la cadrature 2840 (et son évolution 3840) ont servi de base pour les dérivés 2839 et 2845.
À l’instar de son numéro qui comporte deux parties, l’histoire du calibre 2126/2840 compte deux volets: d’une part, le calibre de base 2126, d’autre part son mécanisme additionnel (ou cadrature) de chronographe 2840. Ces deux éléments ont été conçus l’un pour l’autre, ce qui n’empêche pas qu’ils aient été développés et fabriqués par deux sociétés différentes de la vallée de Joux, que leurs diamètres soient différents, que leur longévité divergent ainsi que le rythme de leurs évolutions techniques.
Fabriqué par Jaeger-LeCoultre dans le village du Sentier, le Calibre de base 2126 à remontage automatique appartient à la grande famille des calibres 11½ lignes (ou 26mm), connus chez JLC sous le n°889, et qui chez Audemars Piguet compte notamment les calibres 2123 (dès 1980), 2124, 2125, 2126 et 2127. Cette famille nait dans les années 1980 et évolue jusqu’aux années 2010. Dès 1997, plusieurs évolutions techniques, dont le passage à la haute fréquence 4 Herz (28 800 a/h plutôt que 21 600 a/h) se traduisent par une évolution des noms: les calibres deviennent 2224, 2225, 2226, etc… Une troisième génération technique suivra dès 2004, sous les appellations 2324, 2325, 2326, etc.
La cadrature de chronographe 2840, pour sa part, provient des ateliers Dubois Dépraz, situés à un jet de pierre du Lac de Joux dans le village du Lieu. Jusqu’alors, Audemars Piguet avait équipé ses montres-bracelets chronographe de calibre Valjoux à remontage manuel. Souhaitant ajouter l’automatisme, les horlogers du Brassus chargent en 1981 leur voisin et partenaire du Lieu de développer un mécanisme additionnel qui pourrait se combiner avec le Calibre de base 2125 (bientôt adapté pour devenir le 2126).
Le projet avance lentement, mais le marché italien se fait insistant, si bien qu’en 1986, le modèle dit «Huitième» 25644 devient la toute première montre-bracelet Audemars Piguet dotée d’un chronographe à remontage automatique (2126/2840). Quelques années plus tard, ce même calibre s’impose naturellement pour équiper la première Royal Oak Offshore (25721) dont la genèse est racontée ici. Jusqu’au début du XXIe siècle, le calibre 2126/2840 (puis 2226/1840) accompagne l’essor de la collection Royal Oak Offshore, mais à partir de 2003, la base 2226 (toujours fabriquée par Jaeger-LeCoultre) est peu à peu remplacée par le 3126, un calibre entièrement développé et fabriqué dans la Manufacture Audemars Piguet. À noter tout de même que la cadrature de chronographe demeure une fabrication Dubois Dépraz, adaptée en «3840». Ainsi, désormais, le calibre de la Royal Oak Offshore 42mm 25721 (et de son successeur 26170) se nomme 3126/3840. Il faut attendre 2021 pour que les Royal Oak Offshore accueillent des chronographes intégrés entièrement développés et manufacturés par Audemars Piguet (calibres 4404 et 4401).
Cette histoire longue et complexe, ainsi que la nature disparate des archives rendent le recensement des ventes délicat. Les registres permettent de savoir qu’entre 1986 et 2014, les calibre 2126/2840, 2226/2840 et 3126/3840 sont vendus en 42 184 exemplaires. Ils indiquent également qu’entre 1986 à 2012 le Calibre 2126 et son évolution 2226 ont été vendus en 2 8622 exemplaires. Par ailleurs, nous avons identifié 54 747 exemplaires de la cadrature 2840 (et 3840) entre 1986 à 2013. Finalement, le Calibre 3126/3840 est recensé en en 13 562 exemplaires de 2007 à 2014. Rappelons que la production s’est poursuivie jusqu’en 2021.
Notons encore que la cadrature 2840 (et son évolution 3840) ont servi de base pour les dérivés 2839 et 2845.
